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3 novembre 2026 · 6 min de lecture
Quand la vectorisation intégrée de LightBurn suffit, et quand elle ne suffit pas

Greg Dlubacz
Design Engineer
Si votre image est un logo propre en noir et blanc, Trace Image de LightBurn suffit. Il tourne dans le logiciel avec lequel vous découpez déjà, il prend quelques secondes, et il n’y a aucun fichier à exporter puis à réimporter. Restez où vous êtes.
Cet article porte sur les autres cas : les images en plusieurs couleurs, les photos et les fichiers que LightBurn n’ouvre pas. Certains justifient un outil de vectorisation à part. L’un d’eux ne mérite d’être vectorisé dans aucun logiciel.
Ce que fait Trace Image
Trace Image (Tools › Trace Image, ou Alt/Option+T) travaille sur la luminosité. Chaque pixel compris entre les valeurs Cutoff et Threshold, de 0 à 128 par défaut, du noir au gris moyen, entre dans la forme, et le contour autour de ces pixels devient des vecteurs. Ignore Less Than écarte les petites taches, Smoothness fait varier le résultat entre lignes droites et courbes, Optimize réduit le nombre de nœuds, et Sketch Trace gère les photos de pages mal éclairées. LightBurn 2.2 a ajouté Center Line Trace, qui suit le milieu d’une ligne plutôt que ses deux bords. Tout cela figure dans la référence Trace Image de LightBurn.
Quand LightBurn a lancé cette fonction en 2018, il a pris une licence Potrace, le moteur de vectorisation qu’utilise Inkscape. La vectorisation monochrome de Tracer repose aussi sur Potrace. Pour un logo en noir et blanc, attendez-vous au même genre de contour des deux côtés. Ce qui décide du résultat, c’est l’image de départ.
Quand il suffit
La documentation de LightBurn cite les images qu’il vectorise le mieux : celles « à fort contraste ou aux bords bien définis, notamment les logos, les silhouettes, les dessins animés, les croquis et l’écriture manuscrite ». Cela couvre l’essentiel de ce que découpe un petit atelier.
Les conseils de l’équipe de LightBurn sur le forum sont judicieux, et valent pour tout outil de vectorisation :
- Partez d’une image assez grande. Agrandir une petite image dans LightBurn avant de la vectoriser ne change rien : la vectorisation repart des pixels d’origine.
- Ne vectorisez pas du texte si vous pouvez trouver la police. Un texte vectorisé rend rarement bien, sauf si la source est en très haute résolution.
- Nettoyez les nœuds dans LightBurn. Optimize Shapes est la réponse de l’équipe aux images vectorisées qui ont trop de points.
Si votre image entre dans ce cadre, vous n’avez rien à gagner à quitter LightBurn.
Où il s’arrête : les images en plusieurs couleurs
Trace Image est monochrome par conception. Le développeur principal de LightBurn le dit sans détour : « Le moteur de vectorisation n’accepte pour l’instant que des données sur 1 bit » (forum). Un logo en couleurs est ramené à sa luminosité, et toute couleur plus sombre que le seuil devient la même forme.
Vous pouvez contourner cela à la main : vectorisez de nouveau avec d’autres valeurs de Cutoff et Threshold pour extraire une autre plage de luminosité, une fois par calque nécessaire.
Un outil de vectorisation en couleurs fait cette étape pour vous. Les styles Auto et Detailed de Tracer ne travaillent pas sur la luminosité : ils choisissent eux-mêmes les couleurs de l’image, jusqu’à 12 et 16 à moins que vous ne régliez un autre nombre avec Couleurs, de 2 à 24, et vous donnent un SVG avec une forme par couleur, si bien qu’un rouge et un bleu de même luminosité restent séparés. Le style Clean / Flat découpe toujours l’image en quatre plages de luminosité et partage l’angle mort de la méthode manuelle : ces deux couleurs peuvent revenir en une seule. Quand LightBurn importe un SVG, il associe chaque couleur à la couleur la plus proche de sa palette, et cette couleur est le calque sur lequel la forme arrive. Regardez les calques après l’import : deux couleurs proches peuvent se retrouver sur un seul calque.
Deux choses à savoir avant de graver un tel fichier.
- Comptez les calques. Sur une image en aplats, Auto et Detailed donnent environ un calque par couleur, et un fond blanc compte pour un. Sur une image chargée, ils peuvent monter jusqu’à 12 et 16, ou jusqu’au nombre que vous avez réglé. Clean / Flat en donne normalement quatre, avec des quasi-doublons quand l’image a moins de couleurs. Supprimez ceux dont vous n’avez pas besoin.
- Les calques sont empilés. Chacun couvre sa propre couleur et tout ce qui est au-dessus, comme un peintre d’enseignes qui travaille de l’arrière vers l’avant. Si vous gravez chaque calque en remplissage, les zones qui se chevauchent sont gravées plusieurs fois. Si ce n’est pas ce que vous voulez, retirez la forme du dessus de celle du dessous avec Boolean Subtract de LightBurn.
Photos et dégradés : ne les vectorisez pas
Ici, un outil à part n’aide pas, et LightBurn dit pourquoi. La vectorisation « donne une estimation de l’image, et les résultats du mode de traitement d’image Threshold sont souvent meilleurs » (Images vs. Vectors), et pour les « images aux dégradés doux, comme les photos », la documentation renvoie à Dither.
C’est vrai aussi pour Tracer. Sa vectorisation en couleurs ne peut pas reproduire un dégradé doux : elle le casse en bandes unies. Gravez la photo en tant qu’image.
Les fichiers que LightBurn n’ouvre pas
LightBurn importe AI, SVG, DXF, PDF et PLT/HPGL, ainsi que les images PNG, JPG, BMP, GIF et TIFF ; la version 2.2 ajoute WebP. Deux formats que vous croiserez ne sont pas dans cette liste :
- PSD. Le fichier Photoshop d’un client. Tracer le lit s’il a été enregistré avec son image aplatie à l’intérieur (dans Photoshop : Maximize Compatibility), et vous donne un SVG ou un DXF que LightBurn ouvre.
- HEIC. Le format des photos d’un iPhone. Tracer le lit dans Safari, qui décode lui-même le HEIC ; dans les autres navigateurs, enregistrez-le d’abord en JPG ou en PNG.
L’EPS en est un troisième, et aucun des deux outils n’aide ici : LightBurn ne peut pas l’importer, et Tracer écrit l’EPS sans le lire. Ouvrez-le dans un éditeur vectoriel comme Inkscape et enregistrez-le en SVG.
Une façon rapide de décider
| Votre image | Que faire |
|---|---|
| Un logo propre en noir et blanc, assez grand | Trace Image dans LightBurn |
| Petite, floue ou bruitée | Trouvez d’abord une meilleure source. Aucun outil ne sauve une vignette |
| Plusieurs couleurs à garder en calques | Un outil de vectorisation en couleurs, ou Trace Image une fois par plage de luminosité |
| Une photo | Gravez-la en tant qu’image (Dither) |
| Un PSD ou un HEIC | Enregistrez-le en PNG, ou vectorisez-le dans Tracer (HEIC dans Safari) |
Pour voir ce que donne une vectorisation en couleurs, Tracer exporte le SVG gratuitement avec un compte. Le DXF fait partie de la formule Pro.
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